L'aube de la nuit


Lundi 13 octobre 2008
- Publié dans : L'aube de la nuit

27. Les forges du Camp Blanc

 

Les fragments il avait enveloppé,

Et contre lui  les seraient,

Filant sur son destrier,

Le chemin du retour il prenait.

 

Durant des jours entiers,

Il chevauchât sans relâche,

Ne dormant que pour se reposer,

Ils voulaient achever sa tache,

 

Au zénith du huitième jour,

Les épaisses murailles il franchit,

Il était enfin de retour,

La ou il avait grandit,

 

Sa rendant au château,

Au roi il demanda audience,

Il la lui l’accorda aussitôt,

Dans sa grande bienveillance,

 

Les deux vieux amis,

Se saluèrent longuement,

Et après s’être assis,

Ils discutèrent paisiblement,

 

Ses aventures Falindor contât,

Ébahissant le jeune roi,

Mais l’orbe jamais il ne mentionna,

Et ces intentions il ne révéla.

 

Il expliqua au souverain,

Qu’il avait découvert,

Un nouveau moyen,

De forger le fer,

 

Valian lui offrit alors,

L’accès aux anciens fourneaux,

Qui dans les profondeurs du fort,

Ainsi servirait de nouveau.

 

Bâtit par des maîtres forgerons,

Dans le noir ils dormaient,

A coté de montagnes de charbon,

D’être réveillés ils attendaient,

 

Vint alors un messager,

Que l’on fit entrer dans la salle,

Une nouvelle il venait annoncer,

Qui résonnât sur les dalles,

 

Alkor de nouveau s’activait,

Et dans son royaume enfiévré,

Tout le monde se préparait,

Pour reprendre la couronne dérobée,

 

Dans sa colère il avait ordonné,

Afin de retrouver son trésor,

De réunir une immense armée,

Et de bruler le royaume du Nord,

 

Valian lentement ferma les yeux,

Conscient de ce qui l’attendait,

Une larme s’écrasa sur le marbre bleu,

Alors que d’être roi il se maudissait,

 

Mais l’homme au cœur vaillant,

Finit par relever la tête,

Et ordonna en se levant,

Que chaque homme s’apprête,

 

Falindor avait bien lu des textes,

Sur la fabrication de puissantes épées,

Et ce qui ne devait n’être qu’un prétexte,

Maintenant devenais nécessité,

 

Le mage ne perdit point de temps,

Car il  avait fort à accomplir,

Il lui faillait reforger l’orbe de sang,

Et de nombreuses lames et armures produire.

 

Il répara d’antiques cheminées,

Fit provision de nombreux minéraux,

Et bientôt une épaisse fumée,

S’éleva au dessus du château.

 

Par Falindor Altaïr
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Samedi 27 septembre 2008
- Publié dans : L'aube de la nuit

26. Terreurs de l’âme.

 

Au loin il le voyait,

Dans un noir bosquet,

Et alors que son cœur se serait,

Vers cet être il s’approchait

 

Les anciennes légendes,

Parlent d'un arbre maudit,

Qui au cœur de ces landes,

Tout humain occis,



Falindor avais sentit,

L'essence de la créature,

Et avait alors compris,

Sa véritable nature.

 

Dans le bois de chêne,

Une dryade  était née,

Et son âme  emplie de haine,

Par ce qui y fut caché,

 

Le second fragment,

Dans le bois reposait,

Et cette moitié d’orbe de sang,

L’arbre entier corrompait.

 

 

Immense il se dressait,

Etalant ses feuilles noires,

Seul aux milieux des marais,

Dans ces lieux privés d’espoir,

 

Le mage toujours avançait,

Entrant dans les marécages,

Ses forces s’amenuisaient,

En ces lieux emplis de rage,

 

L’esprit embrumé,

Par de sombres vapeurs,

IL se mit à délirer,

Menaçant de céder à la peur,

 

De tout son être il du lutter,

Contre de terribles mirages,

Pour ne pas être terrassé,

Par cet arbre sans âge,

 

Sous ces pieds grouillaient,

Milles immondes créatures,

Qui à sa chair s’attaquais,

S’insinuant sous son armure,

 

Au pied de l’arbre il s’écroulât,

Proche de l’épuisement,

Alors en lui la colère montât,

Car il n’était pas assez puissant,

 

Clarifiant ces pensées,

A la vitesse de l’éclair,

Alors jaillit une idée,

Plus vite que toute lumière,

 

Il connaissait un sort,

Qui en absorbant toute vie,

Autour du mage semait la mort,

Et dont l’usage était interdit,

 

A son maître il avait promis,

De ne point l’utiliser,

Mais entre la mort ou la vie,

Son choix fus vite porté.

 

Résolu il prononçât,

Les paroles incantatoires,

Et lorsqu’en lui la puissance montât,

Il retrouva ses espoirs.

 

Dans un tourbillon d’énergie,

A l’arbre il s’appuyait,

Et ainsi le détruisit,

Le brisant à tous jamais,

 

Dans un désert de poussière,

Debout il se tenait,

En ces lieux plus rien ne subsistait,

De tout ce qui s’y trouvais,

 

Alors il se penchât,

Et sur le sol carbonisé,

Le fragment d’orbe il ramassât,

Sa quête enfin pouvait s’achever.

Par Falindor Altaïr
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Dimanche 21 septembre 2008
- Publié dans : L'aube de la nuit

25. Les landes oubliées.


Une fine pluie glacée,

Obscurcissait le lointain horizon.

Sur le sentier détremper,

Il avançait avec raison,



Il ne croisa point âme qui vive,

Durant de nombreuses lieues,

Depuis qu'il avait franchit les rives,

D'un long ruisseau tortueux.



Rare sont ceux qui viennent,

Dans ces landes désolées,

Car les légendes anciennes,

Terrorise les plus hardis chevaliers,



L'aube se levais,

Les rayons du soleils,

A l'infini s'étirais,

Teintant le ciel de vermeil.



Sur une branche de sureau,

Un oiseau nichait,

Bien à l'abri de l'eau,

Ainsi il chantait,

 


Sous les lumières des cieux,

Une toile d'araignée,

Se colorais de feu,

Et s'habillais de rosée,



Lentement il marchait,

Pas après pas,

Mais tous ce qui l’environnait,

Il ne le voyait pas,



Perdues dans ses pensées,

Il laissait son esprit vagabonder,

Marchant sur ces chemins oubliés,

Il laissait son âme se ressourcer,



Toute la journée il dériva,

En continuant à avancer,

Jusqu’a ce que le soleil se coucha,

Et que les étoiles fussent levées.



Alors de marcher il cessa,

Et sous un arbre emplis sève,

Lentement il s'allongea,

Et plongea dans ses rêves.



Mais il fut éveillé,

Par un terrible cauchemar,

Et le repos il ne pu trouver,

Bien qu'il fit bien noir,



Dans l'arbre il voulut grimper,

Mais lorsqu'il s’approcha,

Il vit qu'il s’était desséché,

Et sous sa main il se fissura.



Il reprit alors sa route,

Le corps parcourut de frissons,

L’esprit emplit de ces doutes,

Qui brisent les illusions,

 

Le ciel devient sombre,

Toujours plus menaçant,

Et autour de lui les ombres,

Allait en s’épaississant,

 

Les herbes devinrent mousses,

Brunes et gorgée d’eau,

Leurs innombrables pousses,

Recouvrant de rares arbrisseaux,

 

Au loin il aperçut,

La raison de son voyage,

Et alors il su,

Ce qui effrayait tant de mages.



Par Falindor Altaïr
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Mardi 16 septembre 2008
- Publié dans : L'aube de la nuit

24. Ombres et murmures.

 

La nuit emplie de murmures,

Venais lentement de tomber,

Le vent soufflant dans sa fourrure,

Il s’arrêta de marcher,

 

Au loin brillait les milles lumières,

Du château noir d’Alkor,

Et à travers les meurtrières,

Veillait les yeux de la mort,

 

Dans les ténèbres il disparu,

Achevant son errance,

Sur les remparts il réapparut,

Le cœur emplis de confiance,

 

Une lourde porte il traversa,

Et lentement sans faire un bruit,

Dans les couloirs il s’engagea,

Sans que personé ne pousse de cri.

 

Après une longue heure,

Il trouva ce qu’il cherchait,

Le maître de cette sombre demeure,

Qui dans une chambre dormais,

 

A l’entrée de cette tanière,

Deux gardes somnolaient,

Et frappant par derrière,

Leurs gorges ils tranchaient.

 

Puis s’approchant du lit,

De la couronne d’Alkor il s’empara,

Et le seigneur endormis,

Dans son sommeil se retourna.

 

Mais il ne se réveilla point,

Et lorsque le jour pointât,

Le matagot était bien loin,

Et alors la fureur le gagna.

 

De cette couronne il avait hérité,

Lors de son adoubement,

Il ne devait s’en séparer,

Car elle lui conférait son rang,

 

Mais sur celle ci brillait,

Une pierre d’un rouge éclatant,

Ce que Falindor recherchais,

Une moitié de l’orbe du sang,

 

Sa mission accomplie,

L’homme chat fut libéré,

Et se considérant comme  amis,

Ils purent alors se séparer.

 

Falindor pouvais alors compter,

Sur l’aide du chevalier lutin,

Qui faisait un précieux allié,

Ce qui n’était pas rien.

Par Falindor Altaïr
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